A mesure que les rapports se succèdent, l’Europe ne cesse de battre de nouveaux records de dérèglement climatique. Après des pics jamais atteints en matière de vagues de chaleur, de sécheresse, d’inondations et de feux de forêts, c’est au tour du vent de faire parler de lui.

            En Allemagne, en Irlande, au Danemark, au Royaume-Uni et même en France, on a mesuré en 2021 et 2022 les niveaux de vent les plus faibles depuis que les annales météo existent, et le rapport de l’agence spatiale européenne Copernicus prévoit une diminution permanente des vents en corrélation avec le réchauffement climatique, car les anticyclones couplés aux canicules ne sont pas porteurs de vent.

            Et cette pénurie de vent a bien sur des répercutions sur la production des éoliennes, car, toujours selon Copernicus, une réduction de 10% de la vitesse du vent entraine une baisse de 27% de la production des moulins à vent. Ainsi, à titre d’exemple, les 11.000 éoliennes du Royaume-Uni, qui assurent en temps normal 25% de la production d’électricité britannique, n’ont fourni en septembre 2021 que 7% de l’électricité du pays. Quand au 65 gigawatts des parcs éoliens allemands, il ne produisent effectivement que 2,64 gigawatts, soit 4% de leur capacité. Et pour les éoliennes de la mer du Nord, on a constaté une baisse de la production de l’ordre de 30% sur les premiers mois de 2022. 

            Un phénomène qui aggrave terriblement la crise énergétique, car en l’absence de vent, les pays très dépendants de l’éolien sont obligés de se tourner vers le gaz et cette augmentation de la demande fait flamber les prix.

            Donc, en résumé, non seulement les éoliennes polluent nos paysages, ruinent notre cadre de vie, menacent notre santé, engraissent des promoteurs au détriment des finances publiques… mais en plus elles ne produisent plus rien et font flamber les prix de l’énergie.

Thierry Nava, Association SPENR

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